28 jun. 2011

Premiers pas dans l'Himalaya

Nous survolons l'immense chaîne de l'Himalaya, pics enneigés visibles au dessus des nuages, lorsque l'avion entame une brusque descente pour atteindre la piste enclavée de Leh, capitale du Ladakh. Grand ciel bleu qui contraste avec les montagnes rocailleuses, on ne voit que quelques arbres dans la vallée où s'étendent les maisons d'adobe, à 3500m d'altitude. Nous sommes au même niveau que Cuzco mais le paysage ne ressemble en rien aux Andes, et on ne se croirait pas non plus en Inde. Fini le stress de Delhi, ici les gens nous accueillent dans le calme et avec le sourire.

De Leh

Les habitants originaires du Ladakh ont les traits asiatiques comme les tibétains, et sont habillés en robe traditionnelle faite de grosse laine pour supporter le froid. Ils sont en majorité bouddhistes, même si là aussi on retrouve le mélange des cultures et des religions propre à l'Inde. Les indous sont peu nombreux, principalement des touristes fuyant la chaleur des grandes villes, mais on trouve une communauté musulmane et tous les matins nous nous réveillons à l'appel du muezzin. Les mosquées côtoient les temples, et la ville est parsemée de gompas et de grands moulins à prière (mani korlo), cylindres remplis de mantras que les passants font tourner dans le sens des aiguilles d'une montre.

De Leh

Nous restons deux jours sur place, le temps de nous acclimater et de visiter la ville. La principale attraction est le Palace de Leh, situé à flan de montagne et surplombant la plaine. Construit en 1553 par des rois bouddhistes, il a une certaine ressemblance avec son homologue de Lahasa et aurait était à cette époque le plus grand monument au monde. Le chemin qui y mène traverse le vieux quartier de Leh et la montée finale nous rappelle que nous n'avions pas marché en montagne depuis bien longtemps. La visite est rapide et quelque peu décevante car beaucoup de salles sont fermées ou en rénovation, et pour atteindre le sommet il faut traverser les nuages de poussières formés par les femmes qui travaillent à la reconstruction.

De Leh

La vue d'en haut est néanmoins très belle, et nous motive à poursuivre pour rejoindre le Fort Tsemo par des zigzags qui mènent au sommet de la montagne. Le bâtiment, presque en ruines, est fermé, et nous restons admirer les alentours sur fond de drapeaux bouddhistes, fanions de couleurs ornés de mantras accrochés un peu partout pour que le vent fasse monter les prières.

De Leh

En redescendant nous traversons les quartiers les plus reculés de la ville, et finissons dans l'un des multiples bazars où les locaux vendent de tout, du sac de couchage à la couverture en poil de yak. Dans le centre ce sont les boutiques qui pullulent, avec des articles destinés aux touristes, châles en cachemire, antiquités, et une impressionnante collection de bijoux fabriqués pendant l'hiver par les habitants des villages attenants. Corail, lapis lazuli, turquoise, on y passerait des heures (surtout moi) mais c'est dangereux pour le budget.

De Leh

Deux jours à profiter de la vie en altitude, dans le calme et la fraicheur, en regrettant juste la quantité de jeeps et de camions qui traversent le centre à toute heure et dont les gaz d'échappement nous font oublier l'air pur de la montagne.

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